• La communion.

     

    LA COMMUNION. Patrice, 2 avril 2005.

     

       Flâneries dans des ruelles fleuries ;

    Les commerces s’affichent sans complexe :

    Opulence de futilités, d’ignorance.

    Le soleil nous dore de ses rayons de miel,

    Dans la chaleur des heures de doux bonheurs…

       Des touristes flashent la grandeur de la France :

    -tours de fer, de verre et de béton ;

    -statues d’airain, églises et panthéons ;

    -des fontaines d’où jaillit le chlore de la Terre

    Aux embruns aux parfums délétères…

     

       Refrain :

     

       À l’ère de la communication,

    La foule est en communion,

    Mais, pressée, elle passe, sans un regard

    Sur cet homme, sur ce banc, l’œil hagard.

    Mais n’est-ce pas une hallucination,

    Un fruit blet de mon imagination ? 

     

     

       Source intarissable d’indifférence,

    Torrent de joie jouant d’insouciance ;

    Parades de parures, d’or et dorures,

    Expression des sons, des cris et passions.

       Défilés de charmes en places publiques,

    Des filets de larmes d’une race benthique,

    L’invisible damné prie sa sébile

    De s’emplir d’espoir, d’un ou de mille ;

    Mais la troupe chante, hosanna sublime,

    La faim s’enfante et le traîne dans l’abîme…

     

       Il y avait-il un être assis sur ce banc ?

    En manque de vie, à compter le temps ?

    Y a-t-il un mystère dans les souffles du vent

    Qui s’exhale des Charybde amers de mon chant ?


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