• Ma déchirure  (Patrice 12 décembre 2012.)

    Cette blessure, ma déchirure,
    Cette plaie,
    Je t’en prie, s’il te plait,
    Soigne-la, caresse-la,
    De tes lèvres, de tes doigts,
    Prends-moi contre toi
    Épargne-moi des orages,
    Épargne-moi de la rage
    Et tiens-moi, tiens-moi fort,
    Préserve-moi du mauvais sort,
    Protège-moi de la haine,
    Protège-moi de moi-même,
    Et serre-moi contre ton cœur
    Que j’entende mon bonheur,
    Battre sous tes seins
    Battre au petit matin
    Pour ma joie, mon désir
    Entends ma joie, et mon plaisir…

    Cette blessure, ma déchirure,
    Cette plaie,
    Je t’en prie, s’il te plait,
    Soigne-la, referme-la
    De tes lèvres, de tes doigts,
    Et prends-moi contre toi
    Enlace-moi, aime-moi
    Ton corps chaud et nu
    Ton corps fébrile et mu
    Par le désir, la passion 
    Par le trouble, l’obsession
    Contre moi, serre-toi,
    Je te donne mon émoi,
    Et gémis ma chérie,
    Tes souffles me sourient
    Et tu cambres tes reins,
    Je te frôle de mes mains,
    tu frisonnes, je résonne
    … et le réveil sonne…

    à Rosalie L.


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  • On a trouvé des puces sur mes lasagnes.

    Il y a quelques semaines de cela, entre janvier et février 2013, un scandale médiatique a tenu en haleine les consommateurs et consommatrices de France (tandis que des réformes* sur le droit du Travail se tramaient dans un quasi silence).

    On aurait retrouvé de la viande de cheval dans des lasagnes au bœuf !
    Des chevaux abattus et découpés en Roumanie. Leur chair vendue par un trader hollandais à un intermédiaire chypriote qui à son tour l’aurait revendue à la société Spanghero, appartenant au groupe Lur Berri, qui, par sa holding Poujol, fournit Comigel, une entreprise Lorraine qui fabrique au Luxembourg des lasagnes surgelées pour Findus une société suédoise dont le principal actionnaire est le fond anglais Lion Capital.
    Vous avez suivi ?  

    De la souffrance des chevaux massacrés pour être transformés en bectance industrielle, les médias n’en ont pas parlée. Mais de l’indignation des consommateurs et consommatrices floué-e-s sur la marchandise, ça oui !

    Un peu trop même…

    Nous avons eu aussi droit à la séquence émotionnelle liée aux potentielles pertes d’emplois que provoquerait probablement le retrait de l’agrément sanitaire aux ateliers Spanghero de Castelnaudary. Les employé-e-s, de peur de perdre leur emploi, exprimèrent leur solidarité avec leur exploiteur.
    Dans la situation actuelle de crise dans laquelle nous nous trouvons, cette union sacrée des exploité-e-s avec leurs exploiteurs (accusés injustement bien sûr) a un petit goût de cynisme qui me laisse une drôle de saveur en bouche :

    - Les employé-e-s de l’entreprise Spanghero veulent travailler. Il en va de leurs salaires. Il en va de leur survie économique dans cette société (on peut les comprendre**).
    - Les consommateurs et consommatrices veulent plus de transparence dans l’origine de leur viande (les tomates et autres « ingrédients » composant leur lasagne peuvent venir du sud de l’Espagne, produit par des quasi-esclaves marocains vivant dans des conditions médiévales et empoisonnés de pesticides, ce n’est pas grave !)
    - l’État français promet plus de traçabilité dans l’origine de la viande (et pour les tomates et autres « ingrédients, non ?). 

    Et là je repense à la tournée du film « Mouton 2.0 » organisée par le collectif « Faut pas Pucer » dans le Tarn.

    J’en viens à me demander si derrière le mot « traçabilité » des agents du gouvernement il n’y aurait pas la volonté de promouvoir, de généraliser cette « Puce RFID » (qui est censée être l’outil de suivi, de contrôle, de surveillance idéal) ?

    Comment, à une question politique, on tente d’apporter une prétendue solution technologique qui servira les intérêts des responsables*** du problème initial ?!

    Je critique mais ai-je des solutions à proposer ?
    Des pistes : l’agriculture bio de proximité, les circuits courts, les marchés de plein vent, les groupements d’achat alternatifs, la rencontre et l’échange avec les producteurs et productrices locaux, le végétalisme… à nous d’en inventer d’autres… 

    Vous voulez manger de la bouffe industrielle, parce que vous n’avez pas le temps de cuisiner et passer 4 heures devant la télé****… Alors ne venez pas pleurer !

    Diane Artèsis-Cènonge


    * Dits « accords de Wagram.

    ** Cette affaire se déroule en même temps que l’immolation fatale d’une personne en fin de droits au chômage.

    *** une autre anecdote : l’Union Européenne vient d’accorder l’utilisation de farines animales, interdites depuis 2001, pour nourrir les poissons d’élevage.

    **** selon Médiamétrie, chaque français-e passe + de 3h50 par jour devant une télévision !


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  • Une nuit de douceurs.  Patrice K, le 29 mai 2012.


    Un lumineux rayon joue sur mes yeux assoupis,
    Tourbillonne en lui un halo de poussières d’étoiles.
    Frêle, entre mes bras de sauvage, alanguie,
    Tu es là, allongée, dissimulée d’un simple voile…

    Ton corps nu contre moi : pure merveille
    Instant magique, joie irréelle,
    Monte en moi le tumulte fiévreux
    Qui me consume de mille feux.
     
    Je rêve de déposer sur tes lèvres et ton corps
    Autant de baisers que de mots d’amour,
    Et dessiner de mes doigts gourds
    Une fresque de larmes et d’or.

    Nuit de tendresse
    Et de douce ivresse

    Mes lèvres gardent le suave souvenir
    De la saveur de ton intimité.
    Ma fièvre contient son implorant désir
    Débordant devant tant de féminité…

    En délectation sous l’emprise de tes caresses
    Je glisse en dévotion. Ange ou déesse ?
    Je t’embrasse de douceurs sensuelles…
    Aux souvenirs de nos étreintes charnelles…

    à Rosalie L.


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  • Seulement si… Patrice, juin 2012

    Ah si … Seulement si…
    Si j’avais su…
    Si j’avais osé…
    Si j’avais pu…
    Si j’avais posé
    Juste un regard sur toi…

    Ah si… Seulement si…
    Si j’avais su…
    Si j’avais osé
    Si j’avais pu
    Si j’avais posé
    Mes lèvres sur tes lèvres…

    Ah si … Seulement si…
    Si j’avais su…
    Si j’avais pu…
    Si j’avais eu envie
    Si j’avais compris
    Faire de ma vie un rêve

    Ah si … Seulement si…
    Si j’avais su…
    Si j’avais pu…
    Si j’avais eu envie
    Si j’avais compris
    Que tu étais là pour moi…

    à Rosalie. L


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  •                                              Ô Tavernier. Patrice K, 30 janvier 2003.

       Ô tavernier…
    Dis-moi, tavernier, me serviras-tu une bière ?
    Ce soir, tavernier, tu es mon seul ami !
    Laisse-moi tavernier, je t’en prie, noyer misère,
    Ce soir tavernier, je me plonge dans l’ennui.

       La joie me blesse, le bonheur m’effraie !
    Leurs lois m’agressent et l’horreur m’offrait
    Un monde d’illusions, d’immondes frustrations,
    Jusqu’au petit matin, inondé des chagrins…

       Dis-moi tavernier, pourquoi ces sourires
    Sur ces lèvres trop grasses, avides de mes larmes ?
    Dis-moi tavernier, sers-moi ton délire,
    Que tes alcools fiévreux libèrent mon âme !

       Je me grise aux délices de ces belles félines,
    Je me saoule d’amour pour une nuit câline ;
    Entre les bras satins d’une déesse angélique,
    Aux creux de ses reins en caresses érotiques…

       Dis-moi tavernier si ma bourse se vide,
    M’offriras-tu un verre de ce whisky torride ?
    Qu’il abreuve mes peines et qu’il sèche mon cœur,
    Qu’il apaise mes haines et endorme mes rancoeurs !

       Mais dis-moi tavernier, je t’en prie, sois sincère,
    Crois-tu qu’elles reviendront comme je l’espère ?
    Ou bien ai-je tort de revivre ses souvenirs
    Qui m’tourmentent à m’faire souffrir ?

    Refrain :
    Ô tavernier ! À boire ! À boire !
    Porte-moi tavernier le plus doux des nectars !
    Ô tavernier, conte-moi une histoire,
    Une histoire de fous, une histoire de comptoirs…


       Dis-moi tavernier, suis-je seul à subir martyr ?
    Dis-moi tavernier, suis-je seul à vouloir mourir ?
    Pourquoi me dis-tu d’espérer un monde meilleur
    Alors que tu sais que je n’crois plus au bonheur ?

       Tu me dis tavernier qu’il y a de l’espoir
    Et que malgré tout, faut continuer à croire ;
    Mais tu sais tavernier que cela n’est que mensonge,
    Tu vois tavernier, tout le mal qui me ronge…

       Dis-moi tavernier, pourquoi ces pleurs sur ton visage ?
    Mais où est passé ton éternel rictus d’ange ?
    Ah n’me dis pas que ton épouse demande divorce…
    Ne me dis pas que tu sombres et que tu t’enfonces ???

       Dans les abîmes, l’affliction, gouffres de désolation…
    Non ! Retiens tes sanglots, pense à tous les mots
    Que tu me disais dans mes soirées d’insomnie
    Pour me réconcilier d’avec ma triste vie…

       Tavernier, sers-nous, étanche nos gosiers
    Sors-nous quelques-uns de tes meilleurs rosés
    De liqueurs en rancoeurs buvons sans prière…
    Et qu’il ne reste plus qu’à nous mettre en bière…

      Refrain :
    Ô tavernier ! À boire ! À boire !
    Porte-moi tavernier le plus doux des nectars !
    Ô tavernier, conte-moi une histoire,
    Une histoire de fous, une histoire de comptoirs…



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