LA FIN DE MES RÊVES. Patrice, 10 juillet 2000.
Le jour se lève
Et met fin à mes rêves.
Ce traître soleil
Détruit mes merveilles,
Ce monde emplit de joie
Sans dieu, ni maître, ni roi.
Les créatures de mes cauchemars,
En réalité sont au pouvoir !
L’enfer tant redouté
Sur Terre : l’inhumanité,
Est le quotidien de mes frères,
Pas de répits, mais des guerres !
Les yeux gonflés de haine
Suintant des rages de la conviction,
Je m’ouvre les veines
Espérant en finir d’avec mes démons !
Je n’ai plus le courage
D’affronter tous les orages ;
Le cœur emplit d’amertumes,
J’ai vécu tant et tant d’aventures !
Je n’ai plus la patience
De vivre dans la souffrance,
Je veux enfin connaître le bonheur,
J’en ai assez de la douleur…
Vers mes ennemis, l’index pointé,
J’indique l’origine de mes malheurs :
Je souffre pour le reste de l’humanité,
Je pars en lui laissant quelques pleurs…
J’étais partisan de la vie,
J’ai lutté contre les artisans de la mort ;
Moi, je meurs aujourd’hui,
Mes assassins, eux, vivent encore…