ACHABA. Dans la perle de tes yeux, brille le bonheur perdu, Évanescence de rires, de chants, de vertu… Je n’ai pas su franchir les affres du destin Et t’accompagner, te prenant par la main… Ma chère, reprends tes valises, Auprès de moi, tu t’aigris ;...
TU ME FAIS MAL. Patrice, janvier 2003. Tu me fais mal, ma chère, lorsque tu te refuses à moi ; Tu bouleverses ma chair si tu fuis loin de moi. Je vois dans tes yeux cette lueur maligne, Où s’embrase le feu de nos soirées câlines. Et je sais que tu joues...
TON SOURIRE. Patrice, 11 octobre 2003. Le ciel est gris, enflé de fumées morbides ; La poussière des routes s’élève sous le pas de l’exode ; Une foule de fantômes en haillons sordides Fuient vers le flou, tonnant de sublimes odes. Le soleil sombre oublie...
TE SOUVIENS-TU ? Patrice, 21 octobre 2000. Te souviens-tu De ces soirées dansantes Où tu soufflais, riante : - « allons danser sous les nues ! » ? Te souviens-tu De nos âmes allongées Sous la voûte étoilée, Et nos rires éperdus ? Te souviens-tu encore...
PRÉFACE À MES ANGOISSES. Patrice, 20 janvier 2001. Pense-t-on que je puisse avoir peur de prendre la vie d’un assassin, de mes mains ? Pense-t-on que je puisse avoir peur de voir mes nuits hantées des images de l’horreur que j’aurais pu commettre ? Cela...
ORIFLAMME DE L’EMPYRÉE. Patrice, novembre 1999. Du ciel, descend cette lumière ; Inonde de vie les sources de la Terre ; Souffle le vent divin Dans l’esprit des humains. Des démons engendrés, Des paroles de l’empyrée ; Les armes s’expriment Et les pécheurs...
NOTRE HIVER ENDEUILLÉ. Patrice, 28 décembre 2000. On ferme les yeux, On serre les poings, On se brûle au feu De souvenirs divins… On aboie à la lune, On broie sa solitude, Mais les nuages fuient Et le jour reluit… Le réveil a sonné Mais une âme est absente,...
LES FLAMMES DE L’ENFER. Patrice, 5 avril 2001. Des corps entassés Sous les coups de la haine Des larmes chassées Sous les coups de la peine. Refrain : Images de désolation, Guerres, crimes, destructions ; L humanité est guerrière, Sa folie est meurtrière...
LA PARURE DE L’OUTRAGE. Patrice, 5 janvier 2001. Une île exquise, Une vierge banquise… Des chasseurs gantés, De gourdins armés, Sillonnent la neige… Se pose le brouillard, Propice aux cauchemars ; Des ombres effrayantes Aux allures d’épouvantes Sillonnent...
CYBÈLE OU CALLIOPE. Patrice, 27 juin 2005. Mon cœur affolé ne sait plus raisonner Depuis que tu es entrée dans ma vie ! Ô ! Divine almée ! Je me sens consumé de senteurs oniriques, Grisé aux effluves érotiques ! Ô ! Muse lyrique ! Sirène ou fantôme ?...
SUR LES RUINES. Patrice, février 1995. De noires colombes, de blanches corneilles Planent au-dessus des ruines encore fumantes… J’entends le gémissement d’une mourante, Entre ses bras gît le fils de ses entrailles… Violée par des cerbères armés de haines,...
Que mon rêve voit le jour. (Patrice K, janvier 1997) Tandis que certains Font la fête, chantent et rient, Moi, seul, je prie pour que demain Soit plus juste, plus humain. J’attire la moquerie, La haine et le mépris Lorsque je pointe du doigt Les actes...
PARTOUT LA MORT. Patrice, 17 août 2000. Le chant des canons retentit dès l’aube ; Les troupes en marche soulèvent la poussière ; Le fer poli des sabres jouit de lumière ; Les sceptres dressés enchâssent l’orbe. Le tocsin résonne dans les campagnes, Les...
L’ÊTRE ANTÉRIEUR. Patrice, 1er juin 2000. Je suis l’Indien massacré Par des colons sans âme ; Je suis tzigane décimé, Je vous chante mes larmes ; Je suis le Juif déporté Dans les camps de la mort ; Je suis le Kurde exilé Errant à son triste sort. Je suis...
LE SACRIFICE. Patrice, 3 octobre 2000. Le soleil, à son zénith, baigne le temple ; Ses rayons chaleureux et irisés Se reflètent sur les toges blanches et amples Des prêtres-rois divinisés. Le vacarme de la foule en transe Fait place aux hymnes, aux louanges....
EN ATTENDANT. Patrice, 28 août 2002. En attendant le jour, On pourrait peut-être refaire l’amour ? En attendant une lueur d’espoir, On pourrait peut-être se revoir ? En attendant d’être dévoré par la folie, Ne pourrait-on pas sortir de l’agonie ? En attendant...
GOÛT DE MIEL. Patrice, 29 mai 2005. Tourbillons extatiques, volutes souveraines, Hallucinations éthyliques où danse ma reine… Des flammes infernales lèchent mon corps anorgasmique, Abysses de l’âme, âpres souffrances métaphysiques… Refrain : J’ai encore...
TES YEUX. Patrice, le 20 janvier 2003. Il me manque, dans mes obscures nuits ténébreuses, Pour oublier le flot de mes liaisons honteuses, Comme une chandelle éclairant mes rêves, Lorsque Adam perçut la nudité d’Ève… Tes yeux… Il me manque au matin, dans...
SAOULOGRAPHIE OU SONGE D’ÉTÉ. Patrice, août 1999. Cet air qui m’obsède depuis mon enfance, Cet air qui me suit, me grise et me ronge, Qui accompagne mes nuits de terrifiantes angoisses, Mes saoulographies et mes plus doux songes. Cet air où je vois valser...
L’ÊTRE À LA MER. Patrice, 19 février 2001. Cette lettre sera mon dernier écrit, À sa lecture, peut-être ne serais-je plus… Je décide d’en finir d’avec la vie, Et franchir les portes de l’inconnu… Je domine la mer Du haut de la falaise ; Je sens comme...
Le mélèze. Patrice K 20 janvier 2002. Si la solitude te pèse, Adosse-toi à ce mélèze. Ecoute le vent dans son ramage, Conte-lui tes peines et tes rages. Je suis cet arbre courbé et fier, Dressé au milieu des déserts. Viens loger sous mon écorce, Je te...
LE CHANT DES CHAINES. Patrice, 14 juillet 2004. Blessure profonde dans la nuit des mémoires ; Le tambour des galères rythme l’histoire. Résonne en moi le scintillement des étoiles, Le vent amer souffle, gonflant les voiles. Oh ! Un cri, un chant, une...
JE LUI DIRAI. Patrice, 17 décembre 2000. Je lui dirai je t’aime Autant de fois que brillent, Autant de fois que scintillent Les étoiles dans le ciel ! Le firmament Sais que je suis amant ! Mes sentiments sont autant de prisons, Fou, dément, j’en perds...
L’ASOCIALE DÉMOCRATURE. Patrice, 10 décembre 2001. Oh oui ! J’aime la France ! Celle de mes rêves d’enfance ! Oh oui ! J’aime la France ! La patrie des Tolérances ! Et lorsque je m’éveille, Je constate avec horreur La vraie lueur du soleil Qui nous brûle...
UNE JEUNE FILLE INSOUCIANTE. Patrice, 1er octobre 2000. Une jeune fille marchait dans la rue, Insouciante, elle riait aux nues ; Sur sa poitrine, une étoile cousue, Appartenance à un peuple déchu… Devant elle, les sourires sont rictus, Les portes se ferment...