NOS LARMES. Patrice, 17 novembre 2001.
L’œil sec mais triste,
Droit, net, dans l’église ;
Je prie, mais ni un dieu, ni un roi,
Je m’avilis à te prier toi ;
Dans l’espoir d’être pardonné,
Dans l’espoir de n’être damné,
Pour ne pas avoir su lire en toi
Cette détresse, tout cet effroi…
Oui, nous partageons la douleur
Qu’engendre un tel malheur,
Un garrot autour de mon cou,
Une déflagration,
En preuve de mon affliction,
Mon deuil de fou.
Nous resterons orphelins,
À noyer de nos larmes
L’ivresse de nos chagrins,
Fruits amers de ce drame.
Certains vont te pleurer ;
Trouverai-je, dès lors, les mots
Pour les réconforter,
Pour apaiser leurs maux ?
Il me faut juste accepter
Ton terrible choix ;
Il me faut juste accepter
Sans demander pourquoi.
Ce pourquoi qui fait si mal,
Ce cri si brutal,
Cet appel au secours,
Cet appel sans retour…
À Marc J…