UNE JEUNE FILLE INSOUCIANTE. Patrice, 1er octobre 2000.
Une jeune fille marchait dans la rue,
Insouciante, elle riait aux nues ;
Sur sa poitrine, une étoile cousue,
Appartenance à un peuple déchu…
Devant elle, les sourires sont rictus,
Les portes se ferment à son insu,
Des soldats casqués pour l’ordre
La suivent, de leur regard sombre.
Plus aucun enfant ne veut jouer avec elle,
Elle se retrouve seule, errante,
À veiller sur sa mère mourante.
L’enfance sévit, si cruelle…
Le soleil est témoin de ces violences,
Mais il se tait et cache sa démence.
Victime des pires vices et douleurs,
Elle fuit loin de la Terreur…
Des lames luisent sous la lune.
Des cris bruissent aux astres ;
Des larmes, fruits du désastre,
Des mots de rage sous la plume…
Pauvre enfant, victime d’un temps
Où sur Terre régnaient en maîtres
Les tyrans, rois des traîtres !
Ères d’horreur ! Continents en pleurs !
Chaque jour, tant d’innocents
Vivent la peur d’un nouveau malheur !