L’ASOCIALE DÉMOCRATURE. Patrice, 10 décembre 2001.
Oh oui ! J’aime la France !
Celle de mes rêves d’enfance !
Oh oui ! J’aime la France !
La patrie des Tolérances !
Et lorsque je m’éveille,
Je constate avec horreur
La vraie lueur du soleil
Qui nous brûle de rancœur.
Cette douce nation,
Ce cher pays, fier et hautain
Que tant de chansons
Nous bercent de refrains !
Cette belle patrie,
Riche d’une grande histoire ;
On parodie la démocratie,
On y perd la mémoire !
Tout un peuple asservi
À genoux devant la tyrannie.
Les bûchers de l’Inquisition
Encouragent à l’inaction !
Tant de têtes sont tombées
Pour obtenir si peu !
On aurait pu espérer
Un monde moins odieux !
Mais tant de félons tyrans
Ont su s’accaparer
Les rênes du gouvernement,
Attributs de commandement…
Et la plèbe subit
Les règnes de la terreur !
Et la glèbe subit
La marche des dictateurs !
Et de croisades en conquêtes,
De victoires en défaites,
De batailles en guerres,
Voici le tracé des frontières…
Hier encore,
La guillotine tranchait,
On ne compte plus dès lors,
Plus les charniers,
Ni les déportés, victimes
D’un des pires crimes…
Et s’emplissent les prisons,
Et fleurissent les bâillons !
Verrai-je la fin
Des siècles d’agonie ?
Verrai-je la fin
Des siècles de folie ?
Peut-on prétendre aujourd’hui
Que tout cela est bien fini ?
Que le monde tourne la page
De ce grimoire empli de rage ?
Je doute que l’on vive la joie,
N’étant plus sous le joug d’un roi ;
Le pouvoir a changé de visage,
Mais nous en subissons toujours les orages !
mis en musique et chant par Alafya.