SOLEIL D’OMBRE. Patrice, 12 janvier 2000.
Déjà, dans le ciel,
Pointe l’astre soleil ;
Sorti à peine d’un rêve,
Déjà, le jour se lève…
Mais déjà, j’attends la nuit,
Je la veux, je la prie !
J’ai trop peur de la folie,
Les yeux fermés, je tente l’oubli…
Ce quotidien m’effraie,
Cauchemars éveillés,
Je veux encore m’émerveiller…
… mais, éternel apeuré…
Pour moi cette journée
Sera enfin la fin !
Qui guide nos destinées ?
Je suis maître de mon destin !
Ma mort, digne indignation
Est mon ultime protestation
Face à un monde se déversant
En larmes de sang.
La Terre, ainsi se meurt ;
Je souffre d’en avoir peur ;
Je suis l’ombre d’un humain,
Réduit au rôle d’un refrain !
Chaque jour j’entends
Les cris de millions d’enfants ;
Ils sentent voir pointer
La fin de l’Humanité !
Quant à moi, j’en ai assez
De tenir les yeux fermés !
Mais ce qu’ils voient est horreur :
D’un soleil d’ombre, la lueur !
Catastrophes écologiques
Par l’économie et sa logique ;
Mais qu’avec moi se suicident
Les coupables de cet écocide !