AU LOIN DANS LES COLLINES.
Patrice, mai 2000.
Au loin dans les collines,
Une femme chante aux vents.
D’une voix si sublime,
Elle pleure ses enfants,
Elle pleure son amant,
Partis pour la guerre,
Partis aux combats.
Elle pleure ceux qu’elle ne reverra pas ;
Son écho à goût de larmes amères.
Au loin dans les collines
Résonne le chant des canons.
Leurs voix si sublimes
Rappellent obus et bâillons.
Le sang se répandra pour expier
Les fautes commises, en sacrifice,
Victimes immolées pour l’office
Alors que tonne l’hymne des guerriers.
Au loin dans les collines
Brûle un feu expiatoire et divin,
D’une voix si sublime
Il consume les espoirs de demain.
Zéphyre m’apporte des cris plaintifs ;
Soupirs sombres sur la portée des cieux ;
La mort donnée hante la colline de ifs,
Royaume éloigné du regard des dieux.