EN ATTENDANT. Patrice, 28 août 2002.
En attendant le jour,
On pourrait peut-être refaire l’amour ?
En attendant une lueur d’espoir,
On pourrait peut-être se revoir ?
En attendant d’être dévoré par la folie,
Ne pourrait-on pas sortir de l’agonie ?
En attendant une dernière guerre,
Ne pourrait-on pas essayer de rire ?
En attendant la fin de la misère,
Ne pourrait-on pas espérer de vivre ?
En attendant un nouveau messie,
Pourrait-on feindre nos détresses ?
En attendant l’épée vengeresse,
Pourrait-on sourdre de l’ennui ?
En attendant la Paix,
On pourrait peut-être s’aimer,
Pour repousser l’imminence
De l’apogée de la Démence !
En attendant l’Apocalypse final
Qui détruira ce monde bestial,
Je me lèverai, pour hurler
À la face de la race inhumaine,
Mon fiel, ma rage et ma haine,
Pour abattre leurs autels des sacrifices ;
Pour abattre leurs temples des maléfices ;
Pour abattre leurs armées de l’horreur ;
Pour abattre leur pouvoir de terreur ;
Pour enfanter la beauté…
… pour enfanter l’humanité !
Et que naisse le rêve,
Nourri de la sève
De nos combats glorieux
Contre un ennemi trop nombreux ;
Afin que l’étendard sanglant
Ne trône plus aux quatre vents !
Que plus jamais nos sangs
Ne coulent de nos rangs !