L’étranger.
Depuis toujours j’ai senti sur moi ce regard ;
Où que j’aille, même chez moi, je suis un étranger !
Je me traîne, avec peine, comme avec un boulet rivé,
Je croise par dizaines des visages aux yeux hostiles et sans égard…
Refrain :
Pour le pays où je suis né, je suis un étranger !
Pour la famille où j’ai grandi, je suis un étranger !
Pour les pays où j’irai, je serai un étranger !
Pour les filles qui s’offrent de plaisir, je reste un étranger !
Jamais je n’ai pu expliquer ce sentiment,
Le pourquoi de ce profond tourment.
Suis-je inadapté ? Est-ce dans ma tête ?
Quelle est donc cette folie qui me traque et me guette ?
Sur moi se déchaînent l’aversion et la haine !
Je suis ma route sans m’encombrer de doute.
À mon passage, les rictus deviennent sombres,
J’erre parmi les humains tel une ombre…
Patrice K, 30 mars 1998.