Suspendu aux étoiles. Patrice K, 12 août 2006.
C’est à minuit que mon cœur sonne
Les 12 coups de sa peine ;
Son écho dans la nuit résonne…
Dans les Constellations de Mirõ
Je plongerai en ta fontaine
Pour en boire le délicat sirop…
Éthéré d’épices du mal
Comme suspendu aux étoiles,
Comme évadé des Caprices de Goya…
Refrain :
Laisse-moi je t’en prie, t’enlacer,
Et une fois, enfin, t’embrasser.
Ne fuis pas hors de mon rêve…
Mes paradis artificiels
Me plongent en d’autres ciels
Où je me perds sans tes lèvres…
J’erre dans la poussière de Guernica
Où chacun de mes pas vers toi
M’éloigne toujours plus loin…
À l’heure où les corps plongent
Dans les flammes du désir,
Je glisse sous l’ombre de mes songes…
Et mes cris semblent gémir
D’une démente poésie
Tel un tableau de Dali…
Je prie pour que ton regard
Pose sur moi l’azur de ses yeux
Empli de douceur sans fard…
M’adresseras-tu un verbe ?
Quelques paroles suaves et superbes ?
Pour rallumer mon timide feu…
Puis enfin renaître de mes cendres ;
Et croire à la joie régnant sous les cieux ;
Et m’endormir en tes bras tendres…