DES CASQUES FACE AUX CAGOULES.
Patrice, 6 novembre 2000.
Barbelés déroulés,
Horizons prisons,
Des casques face aux cagoules,
Le plomb opposé à la pierre,
Certaines fois, un corps sombre et roule
Sous les cris et les pleurs d’une mère.
Le croissant face à l’étoile,
À chacun son dieu,
À chacun ses cieux,
L’absurde impose son voile.
Le soleil épuise les esprits,
Les merveilles se terrent la nuit,
Deux drapeaux flottent aux vents,
Dans les ténèbres du levant.
À quand le lever de l’honneur ?
À quand la fin des terreurs ?
Pour sourire de nos différences,
Pour rire de notre innocence,
Mettre à mort la Souffrance,
Cette fille ultime de Violence.
Parades en uniformes d’assauts
Devant temples et mosquées,
Affrontements provoqués ;
La haine est-il le verbe des héros ?
Le soleil se couche sur l’amertume,
À son tour s’éveille la rancune.
Et demain, la vengeance ;
À quand la paix du silence ?