Autodafé de nos rêves. (Patrice K, avril 1995)
Quelques cris d’agonie hurlés
Pour vous bousculer des torpeurs !
Quelques mots devenus vengeurs
Pour laisser ma haine s’exhaler !
Comment ne pas réagir
Face à tant de médiocrité ?
À qui la responsabilité
De construire un avenir ?
Caustiques et amères paroles,
Je laisse aller ma colère ;
Frénétique course folle
Sous l’harmattan de nos déserts…
Depuis l’aube des temps,
L’Humanité se fait la guerre ;
Sous l’ordre des tyrans,
Elle égorge la Terre…
Ceux qui souffrent et ceux qui prient,
Ceux qui chantent et ceux qui crient,
Ont la même lueur dans les yeux,
Les mêmes larmes sous les yeux !
Autodafé de nos rêves,
Bûchers ardents de nos espoirs,
Ne nous restent que les grèves
Avant de sombrer en désespoir…