QUELQUES FLEURS.
La mort, la mort…
La mort plane au vent du nord…
Déjà autour de moi,
J’entends des rires, des cris, des voix ;
Mon caveau sera piétiné
A peine y serai-je enterré.
Oserai-je, dès lors, imposer en ultime volonté,
Un dernier acte d’une sombre piété :
- Quelques fleurs
Pour bleuir ma tombe ?
- Quelques pleurs
Pour bénir mon ombre ?
Serai-je dès lors hanté
De remords, de honte ?
Pourrai-je dès lors chanter
Quelques vers, quelques contes ?
Accepter sans regret de faire le deuil,
De partir vers l’inconnu, devant le seuil
De mes ténèbres, de mes angoisses,
De mes longs et funèbres silences ?
Irai-je au paradis ou aux enfers ?
Ou condamné à d’éternels tourments ?
Quels seront là mes châtiments ?
Vivre ma mort tel un doux rêve ?
Final :
Quelques fleurs pour gémir ma tombe !
Quelques pleurs pour salir mon ombre !
Une poignée de terre, de cendres et de sang,
Pour graver l’éternité de mon chant…
Patrice K, 3 janvier 2002.