UN HOMME SE LÈVE. Patrice, 6 mars 2001. Un homme se lève dans le tourment, Oui, je suis cet être, j’affronte les déments ! À la vindicte publique, Je m’oppose, impudique, Dans l’espoir de ne pas sombrer Dans une profonde démence ; De ne glisser ou tomber...
TORRENT DE FOLIE. Patrice, 31 mars 2001. Les cloches d’airain Sonnent sur ma ville, Les chœurs des orphelins, Résonnent d’une voix virile. Je marche en de sombres rues, Le regard vissé aux nues, J’entends la foule hurler, Vouer à mort les condamnés. Les...
MON DRAME. Patrice, 15 août 2000. Ce filet de sang sur mes lèvres, Ce rictus navrant, fils de ma verve ; Sous la lune riante, J’offre mon absolution, Sous la pluie battante, Je demande la rémission De mes fautes, de mes péchés, De mes actes, de ma liberté....
LE TRAIN DE L’ENFER. Patrice, février 1996. Un train déambule sur une voie, Une destination inconnue, mais qui fait peur ; Le travail, la faim, la douleur Et la mort comme seuls choix, À ceux qui arriveront En vie dans ces camps prisons. Entassés tels...
LA COMMUNION. Patrice, 2 avril 2005. Flâneries dans des ruelles fleuries ; Les commerces s’affichent sans complexe : Opulence de futilités, d’ignorance. Le soleil nous dore de ses rayons de miel, Dans la chaleur des heures de doux bonheurs… Des touristes...
ENFANT DU NÉANT. Patrice, 2 mars 2005. À toi, « petit/petite » que je ne connaîtrais pas, À toi, « petite/petit » que je n’engendre pas ; Je ne te verrai pas grandir, je ne te verrai pas partir, Faire tes premiers pas, t’éloigner toujours plus de moi…...
À L’OMBRE D’UNE POTENCE. Patrice, 31 mai 2000. Dans la noirceur d’une pénitence, Les murs, témoins du silence, Gravés de glyphes poétiques, Gardent des larmes tragiques… Le passé fuit tel un damné, Le poète s’ennuie, condamné ; Le vide emplit l’encrier,...
LA FLAMME DES TYRANS. Patrice, 2 janvier 2002. Des flammes sont crachées du ciel En un embrasement vermeil ; La flore et la faune, dans un brasier mouvant, Dansent une macabre chevauchée de mourants. La mort fauche sans discernement Des corps de soldats,...
AU PLUS PRÈS DU RÉEL. Patrice, 9 septembre 2006. Dans mes cauchemars les plus sombres, Je suis au plus près du réel ; Endeuillé par mille ombres En parcourant le sahel, Où des compagnies pétrolières Installent des dictatures ; La faiblesse humanitaire...
UNE MAISON ISOLÉE. Patrice, 29 juillet 2000. Une maison isolée entre forêts et champs, Le vent balaie les cimes en sifflant, Ce soir, même la lune est absente, Pour fuir cette histoire navrante. Une fière cabane en bois, Dans la nuit, un brouillard d’effrois...
LA PIERRE ET LE SANG. Patrice, juin 1998. Personne n’est là pour sécher tes larmes Alors n’attends pas au risque de devenir fou ! Avant toi, d’autres ont hurlé contre ces murs Et ont griffé jusqu’au sang la pierre. Demain peut-être dira-t-on que tu avais...
MON SUPPLICE. Patrice, 30 mai 2001. Derrière moi se referment les portes de l’Enfer, Je traîne mes chaînes avec l’amertume de mes fautes, L’espoir s’est enfui, son nom au loin se perd, L’Humanité gît sur un tas de cendres mortes. Qu’ai-je fait pour subir...
L’EXISION SYMBOLIQUE. Patrice, 20 juillet 1998. Corps et âme sacrifiés Sur l’autel des fantasmes Ou de la peur des femmes, Des sorcières et des fées… Des mythes enracinés Aux plus profondes ténèbres ; Des totems érigés Tels des priapes superbes… Excision...
LES MAINS COUVERTES DE SANG. Patrice, 26 juillet 2002. Un voile ténébreux S’ouvre devant mes yeux ; J’erre, inconscient, Les mains couvertes de sang… À mes pieds gisent des corps sans vie Aux visages déformés par d’horribles cris De douleurs et d’effroi,...
LE THÉÂTRE MACABRE. Patrice, 20 septembre 2000. Un spectacle pyrotechnique, Le glauque d’un suave enfer ; Enchevêtrement de feu, de fer, Une ombre plane, tragique… Un silence assourdissant Fait écho à l’orage grondant ; La pluie se déversant, Ruisselle...
LA FIN DE MES RÊVES. Patrice, 10 juillet 2000. Le jour se lève Et met fin à mes rêves. Ce traître soleil Détruit mes merveilles, Ce monde emplit de joie Sans dieu, ni maître, ni roi. Les créatures de mes cauchemars, En réalité sont au pouvoir ! L’enfer...
Je me délecte des jours de pluie. Patrice K, 31 avril 2003. Je me délecte des jours de pluie, Où mes yeux, hagards, suivent les nuages gris. Les visages sombres et les mines amères Me donnent l’impression de partager ma misère… Je me délecte des averses...
CETTE NUIT J’AI RÊVÉ. Patrice, 8 avril 2006. Le bitume serpente et rampe vers l’horizon, Hydre aux 100 têtes, sans pitié, il avale et digère, Nos forêts, nos campagnes et les changent en prisons ; Sous ses pas maléfiques tout devient un désert ! Le progrès...
Plus jamais ça et pourtant... (Patrice, mai 2007) À quoi la mort d’Anne Franck a-t-elle servi si un génocide peut se perpétrer au Darfour, au Soudan, dans tel pays ? « Plus jamais ça ! » Mais le sang a coulé ! Nous savons mais nous fermons les yeux remettant...
LA DOULEUR. La douleur d’une mère, Qui perd son enfant ; La douleur d’un enfant Qui perd sa mère… La douleur de celui Qui apprend sa maladie, À son insu, contamination, Par une simple transfusion… La douleur ressentie à l’annonce d’un cancer, La douleur...
JE TENDS MA SÉBILE. Patrice, 7 avril 2001. Je tends ma sébile amèrement Et j’attends patiemment Qu’une âme charitable Me pose un doux regard affable. Refrain : Pour vous ces quelques vers, Pour vous ces quelques mots, Voyez où mène la misère Et le refus...
IMAGES ET SYMBOLES. Patrice 1er novembre 2000. Qu’elle image peut être plus forte Qu’un enfant pleurant sa mère morte ? Quel symbole plus désolant Qu’une mère serrant son enfant Son corps chaud encore sanglant, Le visage larmoyant ? Quel symbole plus...
CE NE SERA JAMAIS LA DERNIÈRE. Patrice, 8 décembre 2001. Du ciel viendra l’enfer, Des obus et des bombes Pour creuser nos viles tombes Et dire adieu à nos mères… Nos pères luttent et saignent Mais l’ennemi est le plus fort. Dans la victoire et le sang,...
Une ombre passe. Patrice K (15 mai 2007) Je me couche dans ce lit désert, Sans voûte étoilée ni voie lactée, Mais ton parfum flotte dans l’air, Et dans la soie où me draper… Ton ombre passe sous mes yeux songeurs, Glisse sur mes murs blancs et fanés Et...
UNE ÉTOILE A CESSÉ DE BRILLER. Patrice, 23 septembre 2000. Le jour où tu es partie, Dans le ciel, une étoile A cessé de briller. As-tu rejoint le paradis ? As-tu percé le voile De ce mystère endeuillé ? Ton sourire séraphique S’est éteint un soir de juin...